Engager son périnée : la consigne qui frustre tout le monde

Cette consigne qui bloque tout le monde

« Engage ton périnée. » Je dis cette phrase presque à chaque séance. Et presque à chaque fois, je vois les mêmes visages perplexes. Certaines personnes serrent les fesses. D'autres retiennent leur respiration. D'autres encore me regardent avec un sourire gêné, comme pour dire : « je ne sais pas ce que je suis censée sentir. »

Rassure-toi, ce n'est pas un souci de motivation ni de souplesse. C'est juste que le périnée, on ne le voit jamais, on ne le sent presque jamais au quotidien, et personne ne nous a jamais expliqué comment le repérer. Alors on t'a lâché la consigne sans le mode d'emploi.

Pourquoi c'est si difficile à ressentir

Le périnée n'est pas un muscle qu'on utilise consciemment dans la vie de tous les jours. Tu ne le sollicites pas volontairement quand tu marches, que tu portes tes courses ou que tu conduis jusqu'à ton lieu de travaille. Il agit en arrière-plan, sans qu'on y pense.

Résultat : quand on te demande de l'activer volontairement pendant un cours, ton cerveau doit chercher une connexion qu'il n'a jamais eu besoin de faire consciemment. C'est un peu comme essayer de bouger une oreille toute seule. Ça demande un temps d'apprentissage, et ce temps varie d'une personne à l'autre.

Des images simples pour enfin sentir quelque chose

Plutôt que de te dire « contracte ton périnée » sans plus de précision, je préfère passer par des images concrètes. Voici celles qui fonctionnent le mieux en cours :

  • L'ascenseur : imagine que tu fais monter un petit ascenseur à l'intérieur de toi, doucement, sans forcer.
  • La paille : imagine que tu aspires légèrement avec une paille, entre les jambes, vers le haut.
  • Le bisou : certaines personnes sentent mieux la zone en imaginant un léger « bisou » vers l'intérieur, comme un pincement doux.
  • Retenir un gaz ou une envie d'uriner, sans excès : cette sensation-là, presque tout le monde l'a déjà vécue une fois dans sa vie, même sans y penser.

Aucune de ces images n'est la « bonne » réponse universelle. Le but, c'est que tu trouves celle qui te parle à toi, celle qui déclenche un petit signal dans ton corps. Certaines personnes captent tout de suite avec l'ascenseur, d'autres n'y arrivent qu'avec la paille. Il n'y a pas de hiérarchie.

Des exercices Pilates pour muscler cette connexion

Une fois que tu as une image qui fonctionne, on peut l'associer à des mouvements simples. C'est ce que je fais en cours, que ce soit à Orgerus ou à Maurepas : on ne travaille jamais le périnée « tout seul », isolé, on l'associe toujours à un geste plus large.

  • La respiration : engager doucement en expirant, relâcher en inspirant. C'est souvent le point de départ le plus simple.
  • Le pont (bascule du bassin, dos allongé) : engager juste avant de soulever le bassin.
  • Les exercices debout, type petites flexions de jambes : engager avant le mouvement, pas pendant l'effort maximal.
  • Les mouvements de bras avec léger gainage : une bonne façon de sentir que le périnée fait partie d'un ensemble, pas d'une case isolée.

L'idée n'est jamais de serrer fort et longtemps. On cherche une activation légère, presque discrète, que tu pourrais tenir en discutant avec quelqu'un sans que ça se voit.

Pas de panique si tu ne sens toujours rien

Certaines personnes mettent plusieurs séances avant de percevoir clairement quelque chose. D'autres sentent une sensation dès le premier cours, puis la perdent la semaine suivante. C'est normal, ce n'est pas un échec.

Le périnée n'est pas un muscle qu'on « débloque » d'un coup avec la bonne phrase magique. C'est une zone qu'on apprend à écouter, progressivement, en testant plusieurs approches. Si une image ne fonctionne pas pour toi, on en essaie une autre. Si un exercice te semble flou, on le simplifie encore.

Ce que je vois souvent, c'est que la pression qu'on se met dessus complique les choses. Plus tu te dis « je dois absolument sentir quelque chose », plus le corps se ferme. Mieux vaut rester curieuse, presque détachée, et laisser la sensation venir à son rythme.

Une consigne à apprivoiser, pas à réussir du premier coup

Engager son périnée n'est pas un test qu'on réussit ou qu'on rate. C'est une compétence qu'on construit petit à petit, séance après séance, avec des images qui te correspondent et des mouvements adaptés à ton corps du moment.

Si tu es dans le secteur d'Orgerus ou de Montfort l'Amaury et que cette consigne te frustre depuis un moment, on peut en discuter tranquillement lors d'un premier échange. Pas de jargon, pas de pression : juste le temps de trouver ce qui fonctionne pour toi.

Article rédigé avec l'assistance d'une IA, relu et validé par Clémence PENEAUD.

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